Les méthodes d’élevage de reines

Les méthodes d’élevage de reines

Comment élever des reines d'abeilles pour son exploitation apicole ? Voici différentes méthodes présentées dans cet article.

L’idée de se développer est naturellement l’objectif premier de toute entreprise. Alors, pourquoi cela ne concernerait-il pas votre petite entreprise apicole ? Ceci dit, pour pouvoir développer une exploitation apicole, il faudra donc mettre la main sur plusieurs reines, qui éliront domicile dans vos différentes ruches. Pour ce faire, il faudra avant tout apprendre à élever des reines. Voici quelques informations qui pourraient vous aider.

Différentes méthodes

Il existe de nombreuses méthodes expérimentées par de nombreux apiculteurs au fil des années. Mais dans tous les cas, l’idée reste la même : procéder à un élevage artificiel de reines, afin de pouvoir disposer de bonnes et jeunes reines au moment voulu, en fonction de votre projet et/ou de vos objectifs. En effet, en suivant la voie naturelle, il faut savoir qu’une colonie d’abeilles n’élève des reines qu’à l’occasion d’un essaimage ou d’un renouvellement de reine sans essaimage, ou encore après la disparition de la reine. Grâce à l’élevage artificiel, on peut alors faire en sorte que l’élevage de reine d'abeille se fasse, et soit possible.

Concernant les méthodes, certains ont eu l’habitude de prendre des cellules royales dans des colonies et ensuite les transplanter. Avec une telle méthode, on ne peut cependant pas maîtriser l’époque de production des reines ni la quantité nécessaire pour la conduite du rucher, ce qui rend tout le processus particulièrement aléatoire. D’autres exploitent aussi le fait que les abeilles élèvent des reines lorsqu’on leur retire leur propre reine. Mais toute une colonie sans reine retardera pourtant la production.

Des méthodes plus élaborées

Au fil des années, les apiculteurs professionnels ont pu mettre en place des techniques d’élevage éprouvées. L’une des plus efficaces consiste à mettre en place un « starter » en premier lieu. Il s’agit d’une ruchette classique de 5 cadres (dont 2 cadres de miel et de pollen) dans laquelle on placera un paquet d’abeilles. Celle-ci ne devra pas comporter de reine, ni de couvain (larves ou œufs), et devra être bien fermée pour empêcher les abeilles de sortir. Une fois enfermées durant quelques heures, les abeilles se rendront alors compte qu’elles n’ont pas de reine, et qu’elles n’ont également aucune possibilité d’élevage.

En second lieu, on procède au « picking », c’est-à-dire au transfert de jeunes larves (âgées de moins de 36 heures) d’une ruche sélectionnée dans des cellules artificielles ou « cupules ». Celles-ci seront ensuite placées sur une barrette porte-cupules que l’on placera à l’intérieur d’un cadre sans rayon. On obtient ainsi le cadre d’élevage que l’on introduira dans le starter, quelques heures après la création de ce dernier. Les jeunes larves seront alors prises en charge par les nourrices. Le lendemain, on retirera le cadre d’élevage avec les larves « acceptées » pour le transférer dans le finisseur.

Le finisseur est une ruche spécialement organisée pour finir l’élevage avec des nourrices plus nombreuses, mais surtout avec la présence de la phéromone d’une reine. Ceci dit, il faudra que le cadre d’élevage soit inaccessible à la reine, sans quoi cette dernière détruira toutes les cellules royales ainsi créées. Avant l’éclosion, il faudra aussi séparer les cellules royales, sans quoi la première reine à naître détruira ses concurrentes. Quelques jours après, les reines entameront leur vol d’accouplement, et elles procèderont par la suite à la ponte.

Pour une grande production, l’idée reste la même mais les éleveurs ont souvent recours à un « starter permanent » ouvert et régulièrement approvisionné avec de jeunes abeilles.


Article publié le 15 - 05 - 2015 par Saturnin dans la categorie: > animaux

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